Antonin Cherbonnier

Présentation

 

En quoi consiste ta profession ?

A bien cadrer dans la rubrique présentationJe suis titulaire d’un brevet d’état d’éducateur sportif spécialisé dans le domaine de l’escalade. Ce diplôme me permet d’encadrer à travers de l’enseignement, de l’entraînement, du perfectionnement ou de l’initiation de l’escalade, du canyoning et de la via-ferrata. Cela peut se faire sous forme de journées découvertes, de cours, ou de stages.

Y a t’il une limite d’âges pour ces activités ?

 

Non pas vraiment. De 6 à 80 ans voir plus. C’est à moi moniteur de m’adapter aux clients. Beaucoup de supports existent pour répondre aux envies de chacun. Un entretient au préalable permet de déterminer les lieux les plus propices.

Depuis combien de temps exerces-tu cette profession ?

J’exerce depuis 2008.

Quels sont les endroits où tu as été amené à travailler pendant ces années ?

Dès que j’ai été diplômé du brevet d’état, j’ai commencé à travailler pour une structure située près de Millau qui se nomme « Esprit Nature ». Les sorties étaient réalisées dans les Cévennes, les Gorges du Tarn, les Gorges de la Jonte et les Gorges de la Dourbie.

Cela a duré près de deux ans et ensuite j’ai choisi de changer de structure pour découvrir un autre environnement naturel et professionnel.

J’ai donc décidé de collaborer avec le Bureau des Moniteurs de la Vallée de l’Hérault (que je fais toujours d’ailleurs). Ceci m’a permis de découvrir une nouvelle façon de travailler, de découvrir de nouveaux sites autour du Pic St Loup et de la partie Sud des Cévennes.

Cette structure a rendu possible mon premier séjour à l’étranger avec un groupe de clients.

En effet, l’un des fondateurs du bureau, Pierre Paleja, gère une agence de voyage « Akaoka » qui propose à des groupes de découvrir grâce aux activités de plein air le pourtour méditerranéen entre autre…

Pierre m’a donc proposé d’encadrer un groupe en Turquie sur une période de 15 jours. Le séjour proposait des activités tel que le canyon et l’escalade sur des sites phares près d’Antalaya.

J’ai ensuite tenté l’aventure à l’Ile de la Réunion (Océan Indien). Je suis donc parti pendant la période hivernale de métropole en 2011 et 2012. Une expérience très enrichissante dans je pense parmi les plus beaux canyons au monde.

A mon retour de 2012, cette expérience m’a motivé à continuer la découverte de nouveaux lieux. Je suis donc parti dès le début de l’été 2012 en Espagne dans le parc naturel de Sierra de Guara en Aragon.

La nouveauté résidait aussi dans la manière d’aborder le canyoning avec un approfondissement de l’activité avec les groupes sous forme de stages de 10 à 15 jours.

Il n’est pas sans rappelé que pendant toutes ces années et aujourd’hui encore, je collabore avec la structure « Vue d’en Haut ». Une société gérée par Ludovic Bourdon qui propose notamment une école escalade sur la région de Montpellier. Nous encadrons dans les salles « Altissimo » de Montpellier et sur les falaises alentours.

Tu as un projet qui consiste à joindre l’encadrement sportif à la découverte du terroir. Peux-tu nous en dire un peu plus ?

 

L’idée de ce projet vient de l’approche que j’ai de ma profession. Lorsqu’on réalise des sorties, il y a bien sûr la beauté des lieux que l’on découvre, mais aussi les gens qui y vivent et le terroir.

C’est pour moi essentiel de s’imprégner réellement dans le lieu que l’on découvre. On ne consomme pas une falaise, un canyon ou une via-ferrata. On apprend dans quelle réalité géographique et humaine ces lieux s’inscrivent.

J’ai donc monté un partenariat avec « Montpellier Wine Tours ». (cf. rubrique projets) Le concept est simple : activités sportives le matin et découverte du terroir l’après-midi. Le but étant de marier la découverte sportive à la dynamique locale.

On a donc commencé à proposer une prestation mêlant sport et gastronomie. Je prends en charge l’encadrement le matin pour une activité de plein air autour du Pic St Loup. Pique-nique avec les produits locaux et ensuite c’est au tour de ma partenaire Carine Ageneau de leur proposer une initiation à la dégustation œnologique chez un vigneron.

La prestation est destinée à des groupes de 4 à 8 personnes. Le transport et le pique-nique sont pris en charge.

On est en phase de démarrage mais pour l’instant les gens semblent séduits. C’est un moyen de tester concrètement cette idée large qui est de lier sport et culture-terroir.

Comment voit-tu l’avenir dans ta profession ?

 

Dans l’absolu, j’aimerais développer plus de partenariats sur le concept sport, culture et environnement. Le proposer à un plus large public comme les scolaires, les séminaires ou les comités d’entreprise.

Je reste plus que jamais motivé sur la notion de sport et santé et souhaite continuer à approfondir cette dynamique notamment avec le service du CRCM de l’hôpital de Lapeyronie. Je prend en charge des jeunes patients atteints de mucoviscidose et propose avec eux des séances adaptées en escalade (cf rubrique projets).

Le but est donc d’ouvrir mon activité à d’autres professions, à des publics qui n’étaient pas prédestinés au sport. C’est l’esprit d’échange et de métissage qui m’intéresse avant tout pour l’avenir. C’est aussi un moyen de rester motivé dans sa profession et de toujours se sentir évoluer.

Interview entre Ivan Scolari et moi-même, Antonin Cherbonnier d’Escal’OSud.

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